L’éco-contribution Écofolio, qu’est-ce que c’est ? janvier 25th, 2013
Article proposé par Thibaut Récalde

À la fin de l’année 2012, l’éco-organisme Écofolio, en accord avec les gouvernements, fixe de nouvelles règles et se dote d’une nouvelle identité visuelle.
Mais avant de détailler ces sujets, un petit rappel bref de ce qu’est Écofolio. Il s’agit d’un éco-organisme, à savoir une société privée mandatée par le gouvernement afin d’assurer la prise en charge de la fin des équipements et matériels mis sur le marché par tout type de producteur en France. Écofolio est donc l’éco-organisme chargé des papiers graphiques ménagers.
La principale action d’Écofolio est la mise en place de l’éco-contribution. Ce geste économique, dont s’acquittent tous les émetteurs de papier, est intégralement reversé aux collectivités pour développer le recyclage du papier.
Cette éco-contribution est basée sur le nombre de tonnes de papiers diffusées par une entreprise. Obligatoire, elle est applicable au-delà de 5 tonnes de papier diffusées par an. En cas de manquement, l’entreprise devra s’acquitter d’une pénalité de 7500€ par tonne émise.
Afin d’augmenter l’efficacité de l’aide apportée aux collectivités, Écofolio a augmenté en 2012 le montant de ses financements aux collectivités. C’est pourquoi l’éco-contribution est passée à 48€ par tonne de papiers diffusée. Ce montant, arrêté pour l’année 2013 et les trois suivantes, sera applicable sur les tonnages 2012.
N’oubliez donc pas d’acquitter de l’éco-contribution Éco-folio et participer ainsi activement au développement du recyclage du papier. Lorsqu’il suit le parcours du recyclage, le papier peut avoir jusqu’à 5 vies différentes. C’est moins qu’un chat, mais ça mérite quand même de prendre le temps de deux clics sur le site d’Écofolio pour adhérer.
N’attendez plus pour respecter la loi et l’environnement, vous avez jusqu’au 28 février 2013 pour faire votre déclaration à cette adresse : http://www.ecofolio.fr/adhesion

RSE et Prix Pinocchio novembre 22nd, 2012
Article proposé par Thibaut Récalde, avec la contribution d’Aurore Tourette

Le 13 novembre 2012, l’association Les Amis de la Terre remettaient pour la 5ème année consécutive les Prix Pinocchio du Développement Durable. Ces non-récompenses ont pour objectif d’illustrer et dénoncer les actes d’entreprises en totale contradiction avec leur politique affichée de développement durable. Ils visent également à mettre en évidence l’inefficacité d’approches volontaires en termes de RSEE (Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises) comme le Pacte Mondial ou l’OCDE.
Certaines multinationales n’hésitent donc pas à profiter du gain en image auprès de leurs actionnaires, de leurs clients et des citoyens que peuvent leur apporter certaines de ces approches. Toutefois, ces engagements n’entrainant pas de contraintes juridiques, ces mêmes entreprises profitent de vides législatifs pour continuer leurs activités sans considération de leurs impacts écologiques, économiques ou sociaux.
Quand ces pratiques touchent à l’environnement, on parle d’éco-blanchiment (greenwashing en anglais). L’objectif est de promouvoir une supposée démarche environnementale afin de faciliter l’adhésion du public au produit vendu. Si certaines organisations, Les Amis de la Terre en premier, restent vigilantes sur cette pratique marketing, de nombreuses entreprises peu scrupuleuses continuent d’en user.
Exemple d’éco-blanchiment : un transporteur communiquant sur l’investissement d’un camion de transport à motorisation hybride mais qu’il n’utilisera jamais.
On remarque ainsi que les entreprises malhonnêtes se dirigent en premier lieu vers le volet environnemental du développement durable pour mettre en avant leurs produits. Ces dernières années ont vu une montée en puissance de tous les discours à teneur écologique comme argument de vente. Cependant, du fait de cette vigilance toujours plus accrue des associations et des médias, les entreprises se tournent désormais vers l’aspect social de leur politique de RSE, qu’elle soit fictive ou réelle.
On pourrait penser qu’une démarche équivalente à l’éco-blanchiment appliquée à la politique sociale d’une entreprise serait plus facilement détectée. Dans un cas comme dans l’autre, tant qu’une entreprise n’affiche pas et ne communique pas sur ses résultats ou sur ses engagements, il est difficile de pointer leurs contradictions. Quand bien même cet aspect de la RSE touche plus directement les employés.
Pour en revenir aux Prix Pinocchio, cette année, trois catégories étaient présentés :
- « Plus vert que vert » : prix décerné à l’entreprise ayant mené la campagne de communication la plus abusive et trompeuse au regard de ses activités réelles ;
- Catégorie « Une pour tous, tout pour moi ! » : prix décerné à l’entreprise ayant mené la politique la plus agressive en terme d’appropriation, de surexploitation ou de destruction des ressources naturelles ;
- Catégorie « Mains sales, poches pleines » : prix décerné à l’entreprise ayant mené la politique la plus aboutie en terme d’opacité et de lobbying.
Trois catégories qui touchent autant à l’environnement qu’à l’économie et au social. Les lauréats de cette année ont été Lesieur, Bolloré-Eramet et Areva pour chacune des trois catégories citées.
Une chose est sûre, c’est que chez pure impression, il n’y a pas d’éco-blanchiment ou autre pratique douteuse et que l’entreprise est encore loin de figurer parmi les nominés aux Prix Pinocchio.
NFC = DANGER ? octobre 15th, 2012
Article proposé par Ludovic Martin
Depuis quelques semaines, le web bruisse de ces rumeurs dont raffolent celles et ceux qui sont l’affût de la moindre nouveauté. Celle-ci porte le nom mystérieux de NFC… NFC ? Near Field Communication en anglais, ce qui se traduit dans la langue de Molière par « Communication en champ proche ».
Le concept du NFC est d’offrir une capacité de communication à des objets passifs. Par exemple, pour régler un achat, au lieu d’introduire votre carte bancaire passive dans un terminal de paiement afin de saisir votre code, il vous suffira dans un avenir proche de présenter votre carte bleue NFC devant une borne pour que votre compte soit débité. Comme par magie !
Le NFC commence à s’insinuer un peu partout, dans les moyens de paiement, mais également dans les outils d’identification ou de fidélisation.
Certaines startups ont jeté leur dévolu sur cette technologie car elles y voient un moyen efficace de remplacer les QR Codes pour rendre le papier intelligent. C’est ainsi que le dernier must outre-atlantique consiste à disposer de cartes de visite NFC : vous présentez votre carte devant un smartphone, et automatiquement, toutes vos coordonnées s’affichent sur l’écran de l’appareil de votre interlocuteur.
Le papier devient enfin capable d’émettre des informations ! Aujourd’hui, ce sont les cartes de visite qui sont concernées, mais gageons que très rapidement, brochures, dépliants, affiches et étiquettes seront ainsi dopées au NFC.
Sauf que dans la réalité, ce procédé revient ni plus ni moins qu’à enfermer une puce électronique dans un sandwich formé par deux feuilles de papier. Si le papier devient communicant avec le NFC, il y perd surtout tout son potentiel de recyclabilité… un vrai gâchis au prix de l’innovation technologique.
D’autant qu’il existe des solutions alternatives qui procurent exactement le même service, sans recourir à l’électronique : la société TouchCode en Allemagne s’est ainsi rapprochée du fabricant 3M pour utiliser une encre invisible que les smartphones sont capables de lire. Digimarc, leader historique des technologies de filigranage, joue sur les trames d’impression pour cacher des QR Codes invisibles dans les photographies.
Et ce n’est que le début…
En résumé, il n’est pas nécessaire de transformer le papier en e-polluant pour le rendre intelligent… A nous imprimeurs d’être plus intelligents que les cerveaux de la Silicon Valley
Lien :
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