Le papier support d’accès universel de conservation de la mémoire janvier 16th, 2012
PETITES CHRONIQUES SUR LE Â PAPIER: PARTIE IIÂ
LE PAPIER SUPPORT PRIVILEGIÉ DE CONSERVATION DE LA MEMOIRE

Jusqu’à l’apparition récente des supports modernes, films, microsillon, supports informatiques, le papier était le support  quasi unique et universel de diffusion des connaissances. Sa simplicité de fabrication, ses coûts de production  modiques ont facilité son usage et sa diffusion. La lecture des documents sur papier ne nécessite aucun appareil technique particulier et pour peu que les conditions de température et d’humidité soient respectées, il se conserve très longtemps. Comparativement, la lecture des documents audiovisuels et numériques nécessite des appareils perfectionnés d’accès moins aisé. L’évolution des techniques et des formats engendre également  une obsolescence rapide de ces matériels ce qui complique et fragilise le travail de conservation des documents. Les français en sont d’ailleurs bien conscients puisqu’une majorité (56%) déclare avoir peur de perdre leurs photos numériques à la suite d’une panne d’ordinateur : études TNS SOFRES de Juin 2010 auprès de 1000 français représentatifs pour PhotoBox.).
En dépit de l’apparition des moyens numériques, le support papier conserve des qualités d’accessibilité et constitue encore un excellent moyen de préservation de la mémoire.
Le Courrier papier un média chaleureux qui témoigne de l’attention portée aux autres.
Le destinataire perçoit la lettre qu’il reçoit comme la marque d’une attention qui lui est adressée. Il reconnait de la sorte qu’un effort a été accompli par l’émetteur et que celui-ci mérite reconnaissance. La lettre est assimilable à un cadeau que l’on reçoit qui a pour effet de renforcer la relation entre l’émetteur et le destinataire. Plus les moyens techniques de communication se développent, rendant facile et accessible  l’acte de communication, plus le fait d’envoyer une lettre devient important et valorisé. La valeur du don ou du présent qui est fait dépend  de l’importance de l’effort ou de l’engagement de l’émetteur (le choix du papier, de l’enveloppe, le soin apporté à l’écriture, le timbre…sont des éléments de valeur ajoutée). Pour cette raison, le mail reste inférieur au courrier papier dans sa capacité à générer de l’émotion.
Recevoir une lettre est pour la grande majorité des Français (81 %) plus touchant que de recevoir un mail ou un SMS (TNS Sofres La Poste/MEDIAPOST 2008).
Un autre exemple de cet attachement nous est fourni avec la carte postale. Avec 330 millions d’exemplaires achetés chaque année, la carte postale demeure le moyen de correspondance préféré des Français face aux supports numériques (Etude présentée au 21e congrès de l’Union professionnelle de la carte postale (UPCP) – mai 2011)
LE PAPIER, UN SUPPORT MODERNE janvier 12th, 2012
PETITES CHRONIQUES SUR LE PAPIER ; PREMIÈRE PARTIE:
LES FACULTÉS DE PAPIER
Le papier, un support  efficace :
- Malgré l’essor des échanges numériques, le courrier papier conserve un statut à part :
- Pour 90 % des Français, il constitue un lien social indispensable
- 78 % des personnes interrogées le qualifiant d’ « officiel »
- 78 % considérant qu’ « ouvrir une lettre, c’est toujours un plaisir »
- 45 % se disant inquiets à l’idée d’un monde sans papier
- Même les jeunes y sont sensibles : 61 % des 12-18 ans déclarent que recevoir chez eux des courriers ou des magazines adressés à leur nom est important
Le papier  est le média  de la réflexion, de l’attention, du recul. Les études montrent que  les informations figurant sur support papier sont plus facilement assimilées et mémorisées.
Une étude menée auprès de 4 150 salariés montre qu’un cadre français reçoit en moyenne 40 courriels par jour, soit un toutes les 12 minutes. 75 % d’entre eux suspendent leur activité en cours pour les lire et parfois y répondre. (Etude Sciforma, juillet 2010 sur « les conséquences de l’informatique et des télécommunications sur temps de travail»)
Ce phénomène de saturation conduit à  des comportements d’hyperactivité et provoque  des troubles de l’attention et des déficits de concentration. Dès 2008, le spécialiste américain de l’Internet Nicolas Carr, dans un article de la revue « Atlantic » intitulé « Google nous rend-il idiot ? écrivait : « La lecture profonde, qui m’était auparavant naturelle, est devenue une lutte (…) Au bout de 2 ou 3 pages, je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire ».



